Conduite sportive en Corvette C7 Stingray 16-12-2016

Ce matin (16/12/2016) entre 5h30 et 7h15, devinez ce que j’ai fait…
… une montée de col en conduite sportive en Corvette Stingray C7 Z51!

Ce 4e jour – avec déjà avec déjà environ 1.000 parcourus – je commence à vraiment faire connaissance avec la bête… Du coup une partie de mes neurones qui étaient occupées à surveiller les éventuels pièges de l’auto « inconnue » ou à gérer les nouveautés sont à présent libres pour mieux sentir l’auto, en profiter, rouler plus fort et transformer la « vie » de l’auto en sensations!

Par « vie » de l’auto, je veux dire: vitesse, mouvements, accélérations, freinages, G en courbe, vocalises de l’échappement, bruit moteur, petites glissades, etc!
La châssis est magistral. Les suspensions Magnetic Ride (Bilstein) font un excellent travail. La Corvette repousse les limites imposées par les lois de la physique! La voiture encaisse bien les G en courbe et donc les pif-paf. Wouaou – wouaou – wouaou!

Sur petite route en montée, on se met en 3e et on fait tout! Le couple omniprésent propulse vigoureusement la voiture en sortie de courbe. C’est jouissif et efficace! Si on veux un peu plus d’adrénaline, on passe la 2 dans les courbes un peu plus serrées.

« Le couple omniprésent »?! Mais pourtant je suis anti-turbo! Alors, incohérence de ma part?! Non car ici, moteur atmo: nous avons bien un couple élevé dès les bas régimes, mais – c’est toute la différence – le couple moteur va crescendo quand on monte en régime et la réponse est identique à chaque accélération! Le meilleur des 2 mondes!

Avec ce moteur 6,2L nous avons (presque*) toutes les qualités d’un atmo sans ses défauts (manque de couple en bas) et nous avons toutes les qualités d’un moteur turbo sans ses défauts (poids, chaleur, complexité, anti-naturel, lag éventuel, manque de régularité dans la réponse, fiabilité à long terme).

* : Presque toutes les qualités d’un atmo mais ce 6,2L ne monte évidemment pas à 8 ou 9.000 tr/mn, vu sa cylindrée unitaire importante. Néanmoins il faut savoir qu’un V8 à 6.500 tr/mn donne un peu l’impression d’un 6 cylindre à 8.500 tr/mn, du fait du nombre d’explosions par minute (6.500/6 x 8 = 8.666 tr/mn). N’oubliez pas cela! 🙂

Alors c’est sûr qu’un V12 à 9.000 tr/mn, cela doit être magique! Mais n’oublions pas que cette américaine est disponible (neuve, en France) pour la modique somme d’environ 84.000 euros hors malus, toute équipée!!!

 

Je disais donc qu’en 3e en montagne (montée), c’est le Graal! Et comme le châssis est largement à la hauteur, le pilote s’en donne à cœur-joie et se dit que la vie est bien belle, parfois!

La direction est précise et donne un super retour d’information, encore amélioré par les freinages dégressifs jusqu’à la corde et encore (!) amélioré par les Michelin PSS! [ Pensez à mes commissions, Monsieur MICHELIN 🙂 ]

Sincèrement, là, on s’approche d’une voiture de course! C’est en tous les cas l’impression ressentie sur route ouverte (n’oublions pas que nous sommes toujours plusieurs crans en-deçà de ce qu’on ferait sur circuit).

Mon ex Porsche Boxster 981 GTS (2014-2016) avait pourtant mis la barre très haut, mais la Corvette n’est pas en reste.

Un détail améliore le pilotage mais aussi la conduite « normale » en montagne: les montants de pare-brise sont solides (Targa ou cabriolet oblige) et donc assez volumineux mais Chevrolet a eu la bonne idée de les profiler de manière à ce qu’ils soient assez fins depuis le « point de vue » des passagers! Autrement dit, les montants de pare-brise sont profonds mais étroits. La vision en courbe n’est donc plutôt bonne.

Lors de ma balade de ce matin, j’ai consommé 22L/100 de moyenne entre chez moi (0m d’altitude) et le haut (2.200m), ce qui a donné une moyenne de 15L/100km une fois redescendu. Pas plus que le Boxster 3.4L de 330ch (ici 6,2L de 466ch), ce qui est déjà une prouesse et même 2 à 4L de moins aux 100 en moyenne (17-19L de moyenne générale avec le 981 GTS sur ce parcours). Ceci est probablement dû au faits que pour une allure identique, le Boxster m’obligeait à rouler plus haut dans les tours et que la coupure à la décélération en descente en mode Sport sur la Porsche est probablement désactivée (la 981 GTS n’affichant pas la consommation instantanée, je n’ai jamais pu vérifier).

Note du 11/01/2017: quelques jours plus tard, j’ai testé une montée en mode « très » sportive et là j’ai lu 37L/100 de moyenne sur la C7 contre 26-30L/100 sur ma Porsche. Toutefois en usage courant (dynamique mais sans chercher la zone rouge), je continue à consommer moins avec l’américaine qu’avec l’allemande…

Je vous propose 2 galeries filmées le 17/12/16 (lendemain de ce roulage sportif) et le 18/12/16:

 

C7 Las Vegas 17-12-2016

 

C7 Médano/Arafo 18-12-2016

Lisez la suite dans « Géométrie et pesée Corvette C7 20/12/2016« .

— Article #C8# —

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